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Nommer et répondre aux violences dans les relations d’aide entre exilé·es et bénévoles. 9 avril 2025, CIUP Paris

Nommer et répondre aux violences dans les relations d’aide entre exilé·es et bénévoles

Fondation Lucien Paye, Cité Internationale Universitaire de Paris – 9 avril 2025, 9h – 17h30

45 b bd Jourdan 75014 Paris (M° Porte d’Orléans, RER Cité Universitaire, tram 3a- derrière la maison de la Tunisie – et en face de celle de la Grèce)

Journée d’étude organisée par le programme de recherche collaboratif Co-Front / Institut Convergences Migrations, en  partenariat avec  le programme Non-lieux de l’exil et l’axe 1 du Cessma (UMR 245)

Argumentaire

L’organisation de cette journée part d’un constat qui circule à bas bruit dans les associations de défense des droits des étranger·es : la difficulté à nommer et à prévenir les violences qui s’exercent dans la relation d’aide entre exilé·es et bénévoles. Ces violences peuvent s’exercer d’un groupe sur l’autre et au sein mêmes de ces groupes et prennent des formes multiples : physiques, verbales, psychologiques, symboliques. Elles s’inscrivent et rejouent des rapports sociaux inégalitaires de race, de genre, de classe qui peuvent se renforcer ou s’entrecroiser. Les situations où des formes de violence s’exercent dans la relation d’aide sont délicates à formuler collectivement pour deux raisons majeures que cette journée cherche à prendre à bras le corps : d’une part, et dans un contexte de normalisation de la xénophobie et de construction médiatique de la figure de l’étranger délinquant et agresseur, la peur de participer à la stigmatisation des étranger·es en général en dénonçant des violences qu’iels pourraient commettre. D’autre part, la dimension morale et humanitaire de l’implication associative, définie comme par la justesse de sa cause, vient empêcher un travail réflexif sur les conditions de l’engagement et les rapports de domination qui peuvent s’y reproduire. Enfin, aborder la violence dans les relations aux frontières ne doit pas exclure la place du ou de la chercheuse qui, parfois plus en retrait, peut reproduire des formes de violence dans les façons de les aborder, de les qualifier ou de les restituer. Nous souhaitons ainsi ouvrir un espace de réflexion collective autour de ces différents types de violence. 

Cette rencontre, initiée par le programme Co-front / ICM (Co-construction des savoirs aux frontières[1]) s’organise en deux temps : ouverte à toustes, la matinée prend la forme plus classique d’une journée d’étude qui met en dialogue des membres d’association et des chercheur·ses autour des conditions pour identifier les violences et y répondre. Elle permettra d’esquisser un inventaire des initiatives et outils de sensibilisation aux violences. L’après-midi se constitue en groupe d’échange de pratiques guidé en mixité choisie. Ce second groupe est pensé en itinérance ; d’abord à Paris, puis à Briançon et à Calais.

Coordination scientifique : Léo Manac’h (Ceped, U. Paris-Cité, ICM et Co-front) avec la contribution d’Alexandra Galitzine-Loumpet (Cessma, Co-front, ICM) et la gestion administrative efficace de Thanusiya Nadanalingam (IRD, Cessma).

Image du bandeau : crédit  Gaëlle Pertel Pacheco, travailleuse de l’art, 2024

Programme

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L’accueil en communs. Rencontre de recherche-action en Drôme, 19 sept. 2024, Dieulefit

L’accueil en communs – Rencontre de Recherche-Action en Drôme

Jeudi 19 septembre 2024 à Dieulefit (La Halle)- Entrée libre

Non-lieux de l’exil  s’associe à l’initiative des associations drômoises Passerelles et Mimesis et diverses autres structures associatives et de recherche (Voies libres Drôme, Laboratoires Pacte CNRS, Art.Dev CNRS, ISP Université de Nanterre, Co-front/ ICMigrations, Confédération paysanne)  qui, à l’occasion du festival Les murs ne servent à rien, organisent une journée de travail collaborative entre chercheur·euse·s et acteur·trice·s de l’accueil en Drôme en préfiguration des Rencontres Annuelles de Recherche-Action pour un meilleur accueil qui démarreront en 2025.

PROGRAMME

Programme L accueil en communs 1909

9h : accueil café

9h15 : Mots de bienvenue  par Passerelles et Mimesis

 9h30 à 10h30 :  Se rencontrer les un·e·s, les autres 

10h30 – 11h30 : Recherche-action, retours d’expériences de différents territoires : RamDam, CO-Front, Modop, Résilience Alimentaire en Milieu Rural, Collectif A4.

11H30 – 12h30 :  L’accueil en Drôme – présentation des différentes initiatives, mise en commun, retours d’expériences, fabriques et questionnements, attentes et besoins

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Non-lieux de l’exil, 15ème année – perspectives 2024-2025

En 2024-2025, pour sa 15 ème année d’existence continue, Non-lieux de l’exil entame une année réflexive de recomposition et de publications. Ses réflexions seront orientées vers les rapports pouvoirs-savoirs, science et société,  vers la recherche collaborative et la recherche-action dans les champs de l’exil et de la migration, et partant, vers de nouveaux treillis d’alliances, dans et hors du monde académique – thématiques déjà abordées ces dernières années. Pour ce faire, Non-lieux de l’exil envisage de remplacer ses séminaires mensuels par des ateliers collaboratifs, en association avec le programme Co-front (Co-construction des savoirs aux frontières) de l’Institut Convergences Migration, mais aussi en partenariat avec d’autres programmes, instituts, initiatives – dont l’Université en exil / UXIL du Campus Condorcet -,  associations et tiers-lieux. De fait, si l’ouverture des séminaires à des acteurs diversifiés dans une perspective multi-située favorisant une épistémologie du point de vue, est constitutive du projet des Non-lieux de l’exil, nous avons également expérimenté l’intérêt de déplacements investissant d’autres d’autres lieux et d’autres modalités de co-élaborations, à l’instar des  Fabriques d’agirs, forums réunissant acteurs exilés, associatifs et militants, de l’art engagé, du soin, du travail social et de la recherche – de nouvelles fabriques sont en cours d’invention.

D’autres projets sont à l’étude qui participent de ce  besoin de renouvellement, en lien avec les politiques et situations actuelles.

Nous reviendrons vers vous à l’automne, avec plus d’informations sur les chantiers en cours.

Nos vifs remerciements aux programmes et laboratoires qui nous ont permis de financer nos activités durant l’année 2023-2024 : le programme Co-front / ICM, UXIL / Campus Condorcet, le GERIICO / Université de Lille, Le CESSMA (UMR 245), le SOPHIAPOL / Université de Nanterre, le  groupe de recherche Aesthetics, Politics & Knowledge de l’Institut de Philosophie de l’Université de Porto et bien d’autres en partenariat.

Politiques de l’exil – Co-constructions & frictions, séance introductive, 14 déc. 2022, 17-20h

Politiques de l’exil – Co-constructions & frictions, séance introductive.

14 décembre 2022, 17-20h,  salle 2, Collège de France, place Marcelin-Berthelot, 75005 Paris

en accès libre- en présentiel de préférence mais avec lien zoom   

Séance coordonnée et introduite par : Alexandra Galitzine-Loumpet (anthropologue CESSMA, Sophiapol, ICM), Léo Manac’h (doctorant au CEPED, U. de Paris-Cité, ICM)  & Saskia Cousin (Sociologue, Sophiapol, ICM) . Avec

Maël Galisson (GISTI)  – A la frontière : entre recherche, activisme et journalisme, quelques partages d’expériences sur Calais

Izabela Wagner (sociologue Collegium Civitas Varsovie, ICM) La vie en urgence, les chercheur.e.s en action dans la forêt de Białowieża (frontière polono-biélorusse) (en visio)** (collecte du groupe Granica, voir plus bas)

Laure Wolmark (psychologue, chercheuse au Crash)- Une diffraction des savoirs et des expériences : conjuguer pratiques professionnelles, recherche et engagement.

La première séance du séminaire de cette année est consacrée à l’esquisse de plusieurs définitions de co-constructions de savoirs aux frontières. Comment, à partir de positions différentes et souvent inégalitaires entre acteurs de la frontière, est-il possible de construire un savoir commun ? Quel est le statut de ces savoirs et quels sont leurs usages, politiques, scientifiques, mémoriaux ? Quelles contre-archives des politiques migratoires répressives et de leurs effets délétères sommes-nous collectivement en capacité de faire exister ? Nous reviendrons sur l’expérience des Fabriques d’agirs qui se sont déroulées à Calais en mai 2022 et qui ont rassemblé exilé·es, militant·es et chercheur·ses avant de présenter plusieurs recherches collectives actuelles aux frontières ainsi que d’autres situations de co-constructions et co-élaborations.

** A la suite de la communication d’Izabela Wagner plusieurs personnes ont demandé les coordonnées de la collecte du  Groupe Granica (frontière) qui oeuvre à la frontière polono-biélorusse. Nous le partageons en remerciant Izabela Wagner. Les besoins sont immenses.

Présentation des intervenant.e.s

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